Mercredi 20 septembre 2006

Le canal  

     
      Tous les soirs elle allait nager dans le canal, se fichant bien des regards des hommes, qui venaient, de plus en plus nombreux sur les berges du cours d’eau. Ils observaient son corps nu, qu’elle donnait en spectacle comme on offre un sourire. Chaque jour de plus, un homme en plus. Chaque jour de plus, des déchets en plus.

 Elle continua pourtant, comme si la pollution de l’eau ne pouvait en aucun cas l’affecter. Sa peau devint écailleuse, irritée, ridée…

Maintenant les hommes se moquent, crachent, puis s’en vont. Ils ne se doutent pas que c'est eux qui ont fait ça.


recherches:

Par Charlotte Pi - Publié dans : charlottepi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 20 septembre 2006

            Ivan a chaud, très chaud, ses mains tremblent, il veut s’en aller de là... Ivan n'en fait rien, paralysé. Quand est-ce que ça va finir? Son cartable est par terre, ouvert, dans une flaque, ses livres sont déchirés, dispersés partout sur le trottoir, ses nouvelles lunettes sont brisées, sa veste est sur le dos de Nicolas, son portefeuille dans la poche de Frédéric. Damien regarde la scène en riant et André retient Ivan en lui serrant le cou, un cutter à la main. Quand est-ce que ça va finir?

            Ivan ne pleurera pas cette fois, il se l'est promis. Il ne pleure pas, il s'écroule sur le sol. 

Il se réveille; il fait nuit, il a froid. Cette fois ils ont pris tous ses habits. Ne reste que le cartable vide dans la flaque. Il ne pourra plus le cacher à sa mère cette fois; c'est certain, ils viendront brûler sa maison, comme ils l'ont promis au cas où il parlerait.

            Le lendemain, des journaux parlent d'un adolescent maniaco-dépressif ayant brûlé consécutivement les maisons de quatre de ses camarades de classe. Il a été retrouvé complètement nu, le visage dénué de tout sentiment. On pointe du doigt le manque d'attention des parents et l'excès de jeu vidéo. L'adolescent sera interné dans un établissement spécialisé.

 

Nicolas eut plein de nouvelles vestes, Frédéric, les poches bien remplies.

Damien put rire encore et encore, et André, vitcime de brûlures, cacha un couteau dans ses pansements.





Différentes recherches:



Par Charlotte Pi - Publié dans : charlottepi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 20 septembre 2006
    Délicieuse

    Christina les choisit quand elle prend le metro, quand elle va au fitness, quand elle fait ses courses.  Grand, petit, maigre, gros, timide, grande gueule, puceau, fumeur, frimeur, macho, maso, paumé, clodo, snob, mateur, sexy, rigolo, menteur, idiot, marié, fiancé?Tout lui va, elle aime ça, rien ne l?arrête, tous à ses pieds, tous dans son lit. Christina ne se lasse pas, chaque soir un nouvel homme, chaque matin un café et puis basta. Sa vie c?est ça. Trop d?argent pour travailler, il faut bien qu?elle s?occupe.
    Un jour un homme marié lui a dit « Viens nous rejoindre, à trois c?est toujours plus excitant ! » La soirée s?est soldée par un meurtre. « Mais pourquoi l?as-tu tuée ? C?était ma femme ! » Christina avait trouvé son rouge à lèvre mal assorti à sa couleur de peau. « Mais ce n?est pas une raison pour tuer ma femme ! » Les hommes ne comprennent décidément rien aux femmes? Christina a aidé l?homme à bazarder le cadavre. Ils ont refait l?amour. Pour la première fois Christina était restée plus d?une nuit avec un homme. Au matin elle était repartie avant qu?il n?appelle la police.
    Elle prit le métro -et un homme au passage- pour rentrer chez elle. Cet homme-là il n?avait guère de cerveau. C?est autre chose qu?il avait. Elle en fût satisfaite. Zut ! Elle aurait du le deviner? Il est policier. Il a fini dans le canal, avec sa plaque de police. Un de plus ou un de moins, ça ne va pas changer le monde.
    Avant de revenir chez elle, elle va faire les courses. Elle ramène du yogourt , du savon, du fond de teint, du cognac, de la salade, de la javel, du papier toilette, un homme et une pince à cheveux. Collant, comme fond de teint. Cet homme est romantique. Il aime les femmes. Il offre une bague. Au matin, c?était pénible. Il voulait l?épouser. Elle a du le pousser dehors. Il neigeait. Il a glissé dans l?escalier. Il s?est cassé la nuque. Il rejoint les autres au canal.
    Elle va au fitness, c?est pour décompresser. Elle fait du rameur, il fait des altères. Il fait d?autres choses. « Tu es délicieuse ma chérie » il lui dit dans le lit. Au sens propre. Il a tout sali. Il a tout mangé.


Par Charlotte Pi - Publié dans : charlottepi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 20 septembre 2006
Voici une illustration pour un texte de Gertrude Stein "Le monde est rond"
Par Charlotte Pi - Publié dans : charlottepi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 20 septembre 2006

Travail de gravure sur lino, sur base d'un texte que j'ai écrit, "Disparition":

 

Un homme marche dans un bois. Il ne sait pas qu’il vient de se perdre, les panneaux indicateurs vont lui indiquer comment se perdre davantage. Sur le bord du chemin il y a une femme qui lui indique par où aller. Il continue sa fausse route parmi les arbres. Le sentier devient de plus en plus boueux, de moins en moins visible. Il commence à comprendre qu’il est perdu… Les arbres s’élèvent de plus en plus haut, sont de plus en plus denses. Un arbre là-bas a une forme étrange. Ce n’est peut-être pas un arbre? Au plus il s’approche, au plus il doute. Est-ce un arbre ou … La forme se fond parmi les arbres. Le chemin disparaît tout à fait. Les arbres se resserrent. Les craquements des branches, les craquements des os. Un homme disparu dans une foret. Une femme plante un arbre parmi beaucoup d’autres.

Par Charlotte Pi - Publié dans : charlottepi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 20 septembre 2006

Illu pour une autre citation:

Si ce que vous faites fait jaser, c’est que ça fait jalouser.

 

Par Charlotte Pi - Publié dans : charlottepi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 20 septembre 2006

 

VOici une illustration pr un recueil de citations.

"13 ans, l'âge bête où on est capable de faire n'importe quoi pour crier qu'on ne l'est pas."

Par Charlotte Pi - Publié dans : charlottepi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

  • : dessins-photos-textes-illustration
  • charlottepi
  • : Pro
  • : Bonjour Je suis Charlotte Pironet, j'ai 25 ans, je suis diplomée en illustration depuis septembre 2006 (Saint-Luc Bruxelles), voici mes réalisations. Bonne visite! contact: charpi@gmail.com
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés